Succession à la tête de la FIFA : Qui pour remplacer Gianni Infantino après la Vente de la Coupe du Monde ?

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Gianni Infantino traverse une crise majeure à la tête de la FIFA après l’abandon de son projet controversé de société commerciale. Son avenir à la présidence s’assombrit alors que plusieurs candidats émergent pour lui succéder. Le scénario politique s’intensifie en vue de l’élection présidentielle prévue à Rabat en 2027.

À retenir en 30 secondes :

  • Infantino a perdu une partie de ses soutiens après le retrait de son projet de vente des droits médiatiques.
  • Victor Montagliani, président de la CONCACAF, est le favori pour la succession, fort de la réussite du Mondial 2026 en Amérique du Nord.
  • Aleksander Čeferin, président de l’UEFA, peine à rassembler en raison de ses oppositions en Afrique et Amérique du Sud.
  • Nasser al-Khelaïfi, bien que pressenti, nie toute ambition de briguer la présidence de la FIFA.
  • Le scrutin pourrait avoir lieu en 2027 à Rabat, ou être avancé en fonction de l’évolution de la crise.

Candidats à la présidence de la FIFA en pleine tourmente

Gianni Infantino, président actuel de la FIFA, continue en public comme si rien ne changeait, mais en coulisses, la situation est fragile. Depuis la fin de son projet de société commerciale visant à vendre des droits médiatiques et verser des primes aux fédérations, la contestation s’amplifie. Plusieurs fédérations nationales, notamment en Europe et en Afrique, réclament un changement. L’UEFA a officiellement perdu confiance en lui, fragilisant son mandat.

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Victor Montagliani, le candidat favori

Président de la CONCACAF depuis 2016, le Canadien Victor Montagliani a anticipé la crise en sondant de nombreuses fédérations. L’opposition de la CONCACAF à la société commerciale d’Infantino a renforcé son positionnement. La réussite organisationnelle de la Coupe du Monde 2026 sur le continent nord-américain a également accru sa légitimité. S’il se présente, il pourrait compter sur un large soutien européen, consolidant ainsi sa candidature au sein du conseil de la FIFA.

Aleksander Čeferin, un outsider à double tranchant

Le président slovène de l’UEFA est souvent cité comme un prétendant naturel, mais son conflit ouvert avec Infantino lui aliène des voix essentielles en Afrique et en Amérique du Sud, deux régions-clés pour l’élection de la FIFA. Cette dissidence trinque dans une campagne où chaque voix pèse lourd. Čeferin n’a cependant jamais confirmé son intention de se présenter officiellement.

Nasser al-Khelaïfi, l’hypothèse polarisante

Président du Paris Saint-Germain et personnalité influente dans le football mondial, Nasser al-Khelaïfi a été mentionné par plusieurs dirigeants comme une option possible pour la succession. Toutefois, ses proches démentent fermement toute ambition à la présidence de la FIFA, soulignant qu’il préfère soutenir les institutions footballistiques à distance.

Mattias Grafström, la continuité administrative

Secrétaire général de la FIFA et bras droit d’Infantino, le Suédois Mattias Grafström est un candidat attaché à la stabilité. Sa parfaite connaissance des mécanismes internes de l’organisation plaide pour lui, malgré une image trop liée à l’actuelle présidence. Il pourrait séduire ceux qui veulent éviter un chamboulement brutal.

Contexte mondial et enjeux de la succession à la FIFA

Le départ éventuel d’Infantino intervient dans un contexte où la FIFA doit se repositionner après une Coupe du Monde 2026 réussie sur un triple territoire. L’enjeu est triple : restaurer la confiance entre les fédérations, garantir la transparence de la gouvernance et sécuriser l’organisation des futures compétitions. La compétition entre candidats devra aussi tenir compte des équilibres géopolitiques du football global, avec un poids croissant de l’Afrique et de l’Asie dans le vote.

La crise actuelle remet en question le modèle économique et la gestion politique de l’organisation sportive la plus influente du football mondial, marquant une période charnière dans son histoire.

Calendrier et suite du processus électoral FIFA

La prochaine élection présidentielle est officiellement prévue pour 2027 à Rabat. Tout dépend cependant de la montée des tensions internes : une élection anticipée reste à l’étude en fonction de l’évolution de la crise de gouvernance. Les fédérations membres auront un rôle déterminant dans les semaines à venir. La campagne devrait s’intensifier avec l’entrée en jeu de candidats officiels, dont le timing pour lancer leur candidature constituera une première bataille politique majeure.

Source: fr.news.yahoo.com